LA BALLADE DU SOLDAT (3)

Mânava i Moruroa nei… Parataito mo'e
(Bienvenue à Moruroa !… Paradis perdu)................. suite

 

Le 25 décembre, bien sur,  la crèche de Noël avec les légionnaires et « Joyeux Noël » en français et en   allemand.

  MoruroaCr-che-1963.jpg

 

Et, enfin, le seul petit incident....

Ma rencontre avec une bouteille de Martini (nous avions même du Martini).  Je résume donc pour la postérité :

J’ai reçu une bouteille de Martini sur la tête (heureusement vide, ça aurait été dommage pour le Martini), pendant une partie d’échecs… résultat, 4 points de suture. L’émotion passée, nous avons bien rigolé de cette histoire… à la réflexion, je me dis qu’il fallait que je sois inconscient pour écouter un disque de Léo Ferré chantant Aragon, en particulier le morceau intitulé « L’affiche rouge » et cela dans une chambrée de légionnaires en majorité allemands* !!!

 

* Je garde malgré tout un très bon souvenir de ces compagnons...

Le retour : Et voilà, arrive ce jour où il faut quitter ce sol si accueillant… mais nous sommes aussi content de retrouver bientôt Tahiti, ses dancings, ses charmantes vahiné… et les copains. Je dis Tahiti en entier car ces lieux de plaisirs ne se limitaient pas à Papeete (Puo’oro plage, Taaone, La Fayette, les Tropiques, Tahiti Village, Hôtel Tahiti, Faratea,…et j’en oublie).

Donc fin Mars, nous embarquons sur le Cheliff…

 

 

Nous ferrons escale au large de Fangataufa pour débarquerdu personnel et du matériel par baleinière de récif. Une journée de spectacle pour nous et de travail périlleux pour les paumutu et les marins.

 


 

 
(Note du 02/09/2010 : Après avoir relu le courrier que j'adressais à ma mère, je peux préciser que nous quittons Moruroa le 15 mars 1964 et arrivons à Papeete le 17 mars)

Et le surlendemain, arrivée à Papeete

Nous retrouvons nos copains (dont Gilma qui m’a rejoint depuis Avignon) et… nos copines, évidemment. C’est reparti pour les virées tardives Quinn’s, La Fayette, etc.…



Je suis affecté au bureau de solde de la marine, sis au rez-de-chaussée du Grand Hôtel à Papeete. Autant dire qu’ils ne me verront pas souvent à Arue, jusqu’à ma première rupture de contrat fin juin 1964.








CONCLUSION

Maintenant, quand j’y repense, je crois que nous avons commis une faute… que j’ai commis une faute ; Pendant ces trois mois, je ne me suis jamais posé la question de savoir ce que nous étions venu faire ici…
 Même pas : C’est un centre de repos ? Un club de vacances pour famille de militaire ? Une base de sous-marin ?...

Comment aurions nous pu imaginer que deux ans et demi après…
l’enfer s’abattrait sur ce paradis ?

 

 

Auteur : N.L. Taram

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  • : 31/07/2009

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  • N.L. Taram, mon pseudonyme sur les blogs et forums, est l’anagramme de Jean Paul Marat « l’ami du peuple » (en tahitien « Te hoa no te nunaa ») mais vous pouvez m'appeler Pierre Carabasse, c'est mon pseudonyme sur mes feuilles d'impôt.

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