Le temps des promesses
Voici venir le
temps où flattant les benêts
Chaque candidat déclame ainsi qu'un orateur ;
Les promesses et les vœux tombent des haut-parleurs ;
Ils se souviennent de nous tous les cinq ans passés !
Chaque candidat déclame ainsi qu'un orateur ;
Le bon penseur s’exprime comme un ami promet ;
Ils se souviennent de nous tous les cinq ans passés !
L’avenir est brillant et même rénovateur.
(d’après Charles Baudelaire – Harmonie du soir)

Papeete, le lundi 6 février 2012
La voix de son maître
La ministre de l’Outre-mer a vite corrigé le tir : si les propositions du Président de la République reprennent les principales attentes du Tavini Huiraatira ce serait juste une coïncidence. Elle a au contraire voulu dès son arrivée réaffirmer l’attachement sans faille de la République à ses territoires d’Outre-mer. On s’en doutait.
Pour le reste, inutile de rêver. A peine arrivé, le message du Sarkozy Nouveau est démenti par les réalités. Le président pas candidat annonçait la création de 3500 emplois grâce à des chantiers de développement qui ne pourraient être de longue durée mais apporteraient au moins une formation et donc la possibilité d’intégrer le marché du travail.
En fait de formation, l’exemple existe déjà sur le territoire avec une initiative du haut commissariat, les chantiers de développement local (CDL). Des jeunes sont suivis pendant quelques mois pour des formations aussi diverses que prometteuses tels le désherbage des bas côtés des routes, l’accompagnement des écoliers sur leurs établissements, le tourisme aux Marquises sans touristes, des petites tâches dans les services du haut commissariat, etc. C’est mieux que rien puisqu’un salaire est versé pendant 12 semaines au maximum, mais concernant la réinsertion, les chiffres sont parlants : c’est zéro. L’État fait des économies sur le dos de jeunes Polynésiens qui ne sont jamais repris ni par l’État, ni ailleurs car la formation est proche du minimum.
Dans le fond, ce n’est guère qu’une reprise des fameux Cépia qui faisaient partie des armes de Gaston Flosse pour lutter contre les indépendantistes en se servant des oubliés du système.
Autre non-dit du Président Sarkozy dévoilé par Mme Penchard, le « cadeau » de 8 milliards fcp est conditionné à la cession d’actifs du territoire ! Le double langage de l’État est cyniquement odieux. Les dégâts de 30 années d’essais nucléaires sur la société polynésienne, ce n’est pas l’affaire de l’État. À la Polynésie autonome de faire face seule. Et on nous promet de réparer le passé !
La lucidité du programme de l’UMP et de son président dont nous parle Mme Penchard, c’est l’État rapiat et trompeur. Ce n’est pas ainsi que l’avenir peut être réparé.
Car : 2208
La lenga de nòstre
Païs
Mas perqué, perqué
M'an pas dit a l'escòla
Lou noum de moun Païs?
Qu'aviâ tuat moun Païs
La lenga de moun Païs ?
La lenga de nòstre Païs?
(Claude
MARTI)
Te reo i tô tåua Fenua
Rå nô te ahu, nô te ahu
E parau huna i te fare ha'api'ira'a
Te oha tô'u Fenua
Nå råtou taparahi tô'u Fenua
Te reo i tô'u Fenua
Te reo i tô tåua Fenua
La langue de notre Pays
Mais pourquoi, pourquoi
Ne m'ont-ils pas dit à l'école
Le nom de mon Pays ?
Qu'ils avaient tué mon Pays
La langue de mon Pays ?
La langue de notre Pays ?
Les opinions exprimées dans certains articles publiés par ce blog,
ne reflètent pas obligatoirement mon point de vue. Les notes en bleu et italique sont de moi-même. N.L.
Taram
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Dans l'air agité des embruns millénaires
ils sont écume éphémère qui coiffent la déferlante
la stature gonflée et la silhouette claire
serties du rouge de l'amante
qui tend ses lèvres au sable, au roc
d'une côte où l'on se tient debout
cherchant le contact, attendant le choc
de la vague dans son dernier remous.
Ils viennent se briser sur nos digues
voler en éclats dans un ciel sans ride
et rien n'est plus stupide que cette gigue
afollée et vaine de politicards avides.
Parahi,
Charlie ! Pou'et !
Bravo Charlie,
Je te publie quand tu veux...