Automne malade et adoré
Tu mourras quand l'ouragan soufflera dans les roseraies
Quand il aura neigé dans les vergers
Pauvre automne ! Meures en blancheur
Et en richesse de neige et fruits mûrs.
Aux lisières lointaines, les cerfs ont
bramé
Et que j'aime ô saison, que j'aime tes rumeurs
Les fruits tombant, sans qu'on les cueille
Le vent et la forêt qui pleurent
Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille
Les feuilles qu'on foule,
Un train qui roule
La vie s'écoule...
Guillaume Apollinaire
Vincent Van Gogh
Claude Monet
Chant d'automne
I -
Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;
Adieu, vive clarté de nos étés trop courts !
J'entends déjà tomber avec des chocs funèbres
Le bois retentissant sur le pavé des cours.
Tout l'hiver va rentrer dans mon être : colère,
Haine, frissons, horreur, labeur dur et forcé,
Et, comme le soleil dans son enfer polaire,
Mon coeur ne sera plus qu'un bloc rouge et glacé.
J'écoute en frémissant chaque bûche qui tombe ;
L'échafaud qu'on bâtit n'a pas d'écho plus sourd.
Mon esprit est pareil à la tour qui succombe
Sous les coups du bélier infatigable et lourd.
Il me semble, bercé par ce choc monotone,
Qu'on cloue en grande hâte un cercueil quelque part.
Pour qui ? - C'était hier l'été ; voici l'automne !
Ce bruit mystérieux sonne comme un départ.
Charles BAUDELAIRE (1821-1867)
Claude Monet
Sois le bienvenu, rouge Automne,
Accours dans ton riche appareil,
Embrase le coteau vermeil
Que la vigne pare et festonne.
Père, tu rempliras la tonne
Qui nous verse le doux sommeil ;
Sois le bienvenu, rouge Automne,
Accours dans ton riche appareil.
Déjà la Nymphe qui s’étonne,
Blanche de la nuque à l’orteil,
Rit aux chants ivres de soleil
Que le gai vendangeur entonne.
Sois le bienvenu, rouge Automne.
Paul Cézanne
Théodore de Banville
Chanson d’automne – Paul Verlaine
Labastide-du-Vert (LOT) - Henri Martin
La lenga de nòstre
Païs
Mas perqué, perqué
M'an pas dit a l'escòla
Lou noum de moun Païs?
Qu'aviâ tuat moun Païs
La lenga de moun Païs ?
La lenga de nòstre Païs?
(Claude
MARTI)
Te reo i tô tåua Fenua
Rå nô te ahu, nô te ahu
E parau huna i te fare ha'api'ira'a
Te oha tô'u Fenua
Nå råtou taparahi tô'u Fenua
Te reo i tô'u Fenua
Te reo i tô tåua Fenua
La langue de notre Pays
Mais pourquoi, pourquoi
Ne m'ont-ils pas dit à l'école
Le nom de mon Pays ?
Qu'ils avaient tué mon Pays
La langue de mon Pays ?
La langue de notre Pays ?
Les opinions exprimées dans certains articles publiés par ce blog,
ne reflètent pas obligatoirement mon point de vue. Les notes en bleu et italique sont de moi-même. N.L.
Taram
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Depuis 4 ans je ne connais plus l'automne. Celui de 2012 va être le plus affreux de toute ma vie car je vais quitter le fenua sans savoir dans combien de temps je reviendrais,car je reviendrais bien sûr. Mais tout le temps qui passe ........ ne se rattrape plus (chanson de Barbara).
Bonjour Sylvie-Anne,
Mon dernier automne en France date de 1981, j'étais revenu au fenua le 15/10. Le dernier tableau d'Henri Martin* représente le village de Labastide-du-Vert où je réside habituellement lors de mes séjours dans la région. La ferme de mes grands-parents se trouve à quelques km de là. J'ai classé cet article dans la catégorie "Arts" mais j'aurais pu le mettre dans "Nostalgie"...
*Henri Martin :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Martin_(peintre)
Nous sommes mardi 14 février 2012 ,7 H20
Je pars chez toi Pierre.
!Et oui!
En fait, sur MONTPELLER .
Car tu sais,.......
La vallée de Papenoo est trop loin,
.
Mais avant de partir je fais les pleins.
Celui d'essence, et puis celui de ces mots ,de ces poèmes, de leur sens.
Ces mots, de cette langue de FRANCE.
Ce matin, cela me fait du bien de relire ces textes.
Je te remercie, toi copain du FENUA lointain.
Et puis, en haut à droite de ton blog , je reprends un "ptit coup" de la langue de notre pays et relis Claude MARTI.
Merci de tout coeur.
Gérard JOYON
Bonjour GG,
c'est aussi pour cela que j'écris...
Mais vois-tu, chez moi c'est plutôt Papenoo, une partie de mon coeur dans le LOT et un petit morceau à Montpellier quoique je préfère encore le Gardon...
Bonjour Pierre,
Le tableau d'Henri Martin peint depuis le pont ou le côté église du pont, représente:
La maison de Bleil, ancien moulin
En arrière-plan à gauche la maison de Debosque
Derrière Bleil l'ancien presbytère
En haut la maison Caminade
Et en premier plan le signal du printemps.
Quant aux canards, ils ont du passer à la casserole.
Voici la réponse « à chaud » d’une bastidaine à qui j’ai transmis ton article :
« Effectivement, les canards ont bien disparus du paysage bastidain. La peinture de Labastide sur le thème de l'Automne d'Henri Martin est sublime et les couleurs de saison sont bien respectées. Quel talent !!! La luminosité est magnifique.
Aujourd'hui, la neige a fait à nouveau son apparition, les températures remontent peu à peu. Nous allons bientôt sortir de cette vague de froid. Attention !!!! au dégel, ce ne sera pas sans dégâts pour certains ou certaines.»
Merci Claude pour ces précisions.
En fait j'attendais ta réaction. Je ne pouvais pas parler des couleurs de l'automne et des peintres impressionnistes sans publier ce superbe tableau où domine le rouge...
"Quand reverrai-je, hélas ! de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province et beaucoup davantage"
Un autre tableau d'Henri Martin que j'aime bien